Grippe H1N1 Les infirmières parlent





Objet : Vaccination H1N1 : méfiance des infirmières
 
Alors que nous sommes à l'aube d'une vaccination obligatoire, je vous communique des informations qui proviennent  du site du Syndicat National du Personnel Infirmier.

A lire attentivement, et a relayer auprès de vos amis, car les médias n'en feront pas état, afin de ne pas nuire aux lobbies des laboratoires.

Pour une fois qu'il y a quelque chose de sérieux à faire suivre .....!!!!



Vaccination H1N1 : méfiance des infirmières

 
Notre devoir d'infirmières est d'informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes
19 octobre 2009

Le syndicat des infirmières SNPI CFE-CGC estime qu'une vaccination massive contre un virus grippal relativement bénin, présente des risques, du fait d'un vaccin développé trop rapidement, et d'un adjuvant susceptible de déclencher des maladies auto-immunes.

Nous invitons la population à se vacciner contre la grippe saisonnière : ce vaccin (réalisé dans des conditions normales) sera disponible dès la quatrième semaine de septembre. Cela permettra de réaliser rapidement un diagnostic différentiel en cas de syndrome grippal. Par contre, chacun doit bien mesurer le rapport bénéfice/risques du vaccin H1N1 : d'un côté une semaine de grippe, de l'autre une probabilité, faible mais définitive, d'avoir une maladie neurologique (Syndrome Guillain-Barré) ou auto-immune.

Comme nos collègues infirmières de Grande Bretagne et de Hong Kong, nous craignons que le remède risque d'être pire que le mal, et nous pensons qu'il faut savoir "raison garder". La pandémie peut causer une crise économique, et l'Etat s'est très bien organisé pour y faire face (conseils d'hygiène, masques, Tamiflu). "Mais injecter 94 millions de doses d'un produit sur lequel nous n'avons aucun recul peut poser un problème de santé publique, et il est de notre devoir d'infirmières d'informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes" souligne Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI, le Syndicat National des Professionnels Infirmiers.

Le virus H5N1, responsable de la grippe aviaire, possédait une virulence très élevée (le taux de mortalité a atteint 60 %) couplée à une contagiosité chez les humains très faible (quelques milliers de cas sur l'ensemble de la planète). Le H1N1 est pratiquement l'inverse : il est très contagieux mais faiblement agressif : en France, 2 décès de malades atteints de maladies chroniques graves et porteurs du virus A (H1N1), et 11 cas graves contre environ 2.000 morts français de la grippe saisonnière par an ! Selon l'INVS, au 25.08.09, 85 décès ont été rapportés en Europe depuis le début de l'épidémie dont 59 au Royaume-Uni et 16 en Espagne. 

Selon le comité interministériel de crise réuni jeudi 27 août 2009, pour faire le point sur l'épidémie de Grippe A : « Les inconnues subsistant encore concernent : la date de livraison des vaccins par les industriels, la date d'AMM ainsi que son périmètre (adultes, enfants, femmes enceintes…), la définition précise des personnes à risques et le taux de létalité du virus de la grippe A(H1N1). »

Les décès lors d'une grippe saisonnière sont généralement liés à des décompensations de pathologies chroniques et des surinfections bactériennes, or rien ne permet d'affirmer aujourd'hui que ces complications indirectes seront plus fréquentes avec la grippe A (H1N1).

Risque de Syndrome Guillain-Barré SGB

Le syndrome de Guillain et Barré est une sorte de paralysie ascendante qui débute aux membres inférieurs pour monter progressivement. Dans les formes graves elle peut se compliquer de paralysie des muscles respiratoires et la personne atteinte devra alors être placée sous respirateur artificiel. La paralysie peut être irréversible.

Comment peut-on éviter une répétition des complications rencontrées en 1976 aux États-Unis d'Amérique avec le vaccin contre la grippe porcine ? 46 millions de personnes avaient été vaccinées, et environ 4.000 d'entre elles ont porté plainte par la suite pour effets secondaires graves. Selon l'OMS "Des études laissent à penser que la vaccination régulière contre la grippe saisonnière pourrait être associée à une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré de l'ordre d'un à deux cas par million de personnes vaccinées. Pendant la campagne de vaccination antigrippale de 1976, ce risque a augmenté pour atteindre environ dix cas par million de personnes vaccinées, ce qui a conduit à un retrait du vaccin." 

Un vaccin contre la grippe porcine a de nouveau été associé à une augmentation du risque de SGB en 1993-1994. Les Américains avaient alors enregistré 74 cas de SGB en 1994, en forte hausse sur 1993 (37 cas).

"Nous sommes tout à fait conscients du risque lié à la survenue de cas de Guillain-Barré chez les sujets vaccinés contre la grippe, explique Carmen Kreft-Jaïs, responsable de la pharmacovigilance à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dans un article du Monde du 20.08.09. Nous suivrons attentivement l'évolution du nombre de Guillain-Barré en cas de pandémie et de vaccination massive."

Des procédures réglementaires spécifiques ont été conçues pour accélérer l'homologation des vaccins contre la grippe pandémique. Selon l'OMS, "des questions spécifiques, à propos de l'innocuité des vaccins contre une grippe pandémique, se posent inévitablement quand on commence à les administrer à grande échelle. Par exemple, des événements indésirables, trop rares pour être mis en évidence même au cours d'essais cliniques de grande ampleur, peuvent apparaître lorsque la vaccination concerne des populations très nombreuses. Toujours selon l'OMS, "par manque de temps, les données cliniques seront inévitablement limitées au moment où on commencera à administrer les vaccins contre la grippe pandémique. Les tests d'innocuité et d'efficacité devront donc se poursuivre après avoir commencé à les administrer".

Pour toutes ces raisons, l'OMS conseille à tous les pays qui administreront des vaccins contre la grippe pandémique de surveiller attentivement leur innocuité et leur efficacité

Problèmes de l'adjuvant du vaccin H1N1

Un adjuvant est une substance chimique qui est utilisée pour rendre le vaccin plus efficace et qui peut permettre d'utiliser une dose d'antigènes plus faible. La question est de savoir l'impact que pourrait avoir un nouvel adjuvant sur les maladies auto-immunes qui sont justement causées par un dérèglement du système immunitaire.

Un adjuvant, le AS03 utilisé pour le vaccin préparé par GlaxoSmithKline (GSK), permet d'utiliser de très faibles doses d'antigène, multipliant ainsi le nombre de doses possibles. Le système de surveillance qui sera en place devra garantir que les personnes qui ont une maladie auto-immune (diabète, hypothyroidie, arthrite, sclérose en plaques, etc.) ne verront pas leur problèmes s'aggraver.

Le vaccin H1N1 contient 10 fois moins d'antigène (pour accélérer la production, vu les quantités à produire rapidement) grâce à la présence de l'adjuvant AS03, un amplificateur d'effet qui consiste en un mélange de squalène et de polysorbate.

Un tel adjuvant n'a jamais été utilisé auparavant dans un vaccin commercialisé à large échelle, et peut donc déclencher des réactions immunitaires excessives et augmenter la probabilité et la fréquence d'effets secondaires rares, mais graves et dangereux, tels que le syndrome de Guillain-Barré.

Les additifs et adjuvants peuvent influencer la sécurité des vaccins de façon complètement imprévisible, comme on l'a vu par exemple avec le vaccin anti-méningo-enchéphalite à tiques TICOVAC, qui a dû être retiré du marché en 2001, 14 mois à peine après son lancement, pour cause d'effets secondaires graves et fréquents. La composition du Ticovac ne différait de celle de son prédécesseur que par deux additifs qui ont été éliminés depuis : l'albumine et un conservateur contenant du mercure. En conséquence le produit est interdit en Allemagne, et en France la posologie a été réduite de moitié, et l'indication a été retirée chez les enfants de moins de 3 ans. (détails dans les conclusions de la Commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé.

Pourquoi ne pas continuer à miser sur les méthodes de production conventionnelles et éprouvées par les décennies d'expérience des vaccins contre la grippe saisonnière ?

Car, contrairement à ces vaccins classiques, l'utilisation massive de vaccins nouveaux contenant des substances qui renforcent la réponse immunitaire pose des problèmes :
  • Notre expérience et nos connaissances des adjuvants amplificateurs de la réponse immunitaire sont très faibles, et chaque firme pharmaceutique utilise ses propres mélanges, dont elle détient les brevets.
  • Le passage des essais cliniques à l'administration systématique est une phase particulièrement sensible dans l'utilisation des médicaments. S'il a des effets secondaires inattendus, ceux-ci peuvent affecter un nombre très important de personnes avant qu'on puisse faire marche arrière. La vaccination immédiate de dizaines de millions de personnes par un vaccin peu testé est inquiétante : c'est une expérimentation grandeur nature.
  • La stimulation du système immunitaire par trois doses de vaccin antigrippal en quelques semaines est une nouveauté : la grippe saisonnière en septembre, puis deux doses de vaccin anti-pandémique adjuvanté à trois semaines d'intervalle.

Vaccination H1N1 : Refus des infirmières Anglaises


1/3 des infirmières de NHS (National Health Service) en Grande Bretagne, faisant état d'inquiétudes concernant le lien du vaccin avec le Syndrome de Guillain-Barre et des désordres neurologiques, refusent de se faire vacciner contre le H1N1
3 septembre 2009

Etant donné la virulence limitée du virus H1N1, et les incertitudes sur les effets secondaires du vaccin, un sondage indique que 1/3 des infirmières anglaises du secteur public de santé NHS (National Health Service) refusent l'injection, estimant le bénéfice/risques insuffisant.

Alors que les infirmières et les personnels soignants constituent le principal groupe ciblé pour la vaccination :
  • seulement 37% d'entre eux ont dit qu'ils se feraient vacciner contre la grippe porcine selon un sondage du magazine Nursing Times
  • 30% ont dit qu'ils ne se feraient pas vacciner
  • et 33 % ont dit qu'ils n'étaient pas sûres.

Des 30% qui ont dit refuser de se faire vacciner, 60% ont dit que la raison en était la crainte de la dangerosité du vaccin :
  • suite aux révélations concernant l'adjuvent, et le fait que les injections contenaient du mercure et du squalène
  • et au risque de Syndrome Guillain-Barré, une polyradiculonévrite aiguë (atteinte de plusieurs racines de nerfs périphériques se traduisant par des paralysies plus ou moins étendues pouvant entraîner un handicap définitif).

31% ont dit qu'ils refuseraient le vaccin parce qu'ils ne considéraient pas le risque présenté par la grippe H1N1 comme suffisamment important.

A noter que moins d'une infirmière anglaise sur sept est vaccinée chaque année contre la grippe saisonnière. En France, 29 % des infirmières ont été vaccinées contre la grippe saisonnière en 2008.

On retrouve aussi de fortes réticences à Hong Kong, où des chercheurs de l'Université de Hong Kong ont fait une étude sur un échantillon de 2.255 médecins et infirmières des hôpitaux publics : seulement 48% accepteraient de se faire vacciner, si le vaccin est fabriqué à partir d'une souche d'origine porcine. La proportion tombe même à 35% avec une souche d'origine aviaire.

Une vaccination massive contre un virus relativement bénin avec un vaccin développé trop rapidement présente des risques.

Le virus H5N1, responsable de la grippe aviaire, possédait une virulence très élevée (le taux de mortalité a atteint 60 %) couplée à une contagiosité chez les humains très faible (quelques milliers de cas sur l'ensemble de la planète). Le H1N1 est pratiquement l'inverse : il est très contagieux et faiblement agressif : en France, 2 décès de malades atteints de maladies chroniques graves et porteurs du virus A (H1N1) et 11 cas graves contre environ 2.000 morts français de la grippe saisonnière par an ! Selon l'INVS, au 25.08.09, 85 décès ont été rapportés en Europe depuis le début de l'épidémie dont 59 au Royaume-Uni et 16 en Espagne.

Selon le comité interministériel de crise réuni jeudi 27 août 2009, pour faire le point sur l'épidémie de Grippe A : « Les inconnues subsistant encore concernent : la date de livraison des vaccins par les industriels, la date d'AMM ainsi que son périmètre (adultes, enfants, femmes enceintes…), la définition précise des personnes à risques et le taux de létalité du virus de la grippe A(H1N1). »

Les décès lors d'une grippe saisonnière sont généralement liés à des décompensations de pathologies chroniques et des surinfections bactériennes, et que rien ne permet d'affirmer aujourd'hui que ces complications indirectes seront plus fréquentes avec la grippe A (H1N1).

Risque de Syndrome Guillain-Barré SGB

Le syndrome de Guillain et Barré est une sorte de paralysie ascendante qui débute aux membres inférieurs pour monter progressivement. Dans les formes graves elle peut se compliquer de paralysie des muscles respiratoires et la personne atteinte devra alors être placée sous respirateur artificiel. La paralysie peut être irréversible.

Comment peut-on éviter une répétition des complications rencontrées en 1976 aux États-Unis d'Amérique avec le vaccin contre la grippe porcine ? 46 millions de personnes avaient été vaccinées, et environ 4.000 d'entre elles ont porté plainte par la suite pour effets secondaires graves. Selon l'OMS "Des études laissent à penser que la vaccination régulière contre la grippe saisonnière pourrait être associée à une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré de l'ordre d'un à deux cas par million de personnes vaccinées. Pendant la campagne de vaccination anti grippale de 1976, ce risque a augmenté pour atteindre environ dix cas par million de personnes vaccinées, ce qui a conduit à un retrait du vaccin.

Un vaccin contre la grippe porcine a de nouveau été associé à une augmentation du risque de SGB en 1993-1994. Les Américains avaient alors enregistré 74 cas de SGB en 1994, en forte hausse sur 1993 (37 cas).

"Nous sommes tout à fait conscients du risque lié à la survenue de cas de Guillain-Barré chez les sujets vaccinés contre la grippe, explique Carmen Kreft-Jaïs, responsable de la pharmacovigilance à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dans un article du Monde du 20.08.09. Nous suivrons attentivement l'évolution du nombre de Guillain-Barré en cas de pandémie et de vaccination massive."

Des procédures réglementaires spécifiques ont été conçues pour accélérer l'homologation des vaccins contre la grippe pandémique. Selon l'OMS, "des questions spécifiques, à propos de l'innocuité des vaccins contre une grippe pandémique, se posent inévitablement quand on commence à les administrer à grande échelle. Par exemple, des événements indésirables, trop rares pour être mis en évidence même au cours d'essais cliniques de grande ampleur, peuvent apparaître lorsque la vaccination concerne des populations très nombreuses. Toujours selon l'OMS, "par manque de temps, les données cliniques seront inévitablement limitées au moment où on commencera à administrer les vaccins contre la grippe pandémique. Les tests d'innocuité et d'efficacité devront donc se poursuivre après avoir commencé à les administrer".

Pour toutes ces raisons, l'OMS conseille à tous les pays qui administreront des vaccins contre la grippe pandémique de surveiller attentivement leur innocuité et leur efficacité

Problèmes de l'adjuvant du vaccin H1N1

Un adjuvant est une substance chimique qui est utilisée pour rendre le vaccin plus efficace et qui peut permettre d'utiliser une dose d'antigènes plus faible. La question est de savoir l'impact que pourrait avoir un nouvel adjuvant sur les maladies auto-immunes qui sont justement causées par un dérèglement du système immunitaire.

Un adjuvant, le AS03 utilisé pour le vaccin préparé par GlaxoSmithKline (GSK), permet d'utiliser de très faibles doses d'antigène, multipliant ainsi le nombre de doses possibles. Le système de surveillance qui sera en place devra garantir que les personnes qui ont une maladie auto-immune (diabète, hypothyroidie, arthrite, sclérose en plaques,etc) ne verront pas leur problèmes s'aggraver.

Le vaccin H1N1 contient 10 fois moins d'antigène (pour accélerer la production, vu les quantités à produire rapidement) grace à la présence de l'adjuvant AS03, un amplificateur d'effet qui consiste en un mélange de squalène et de polysorbate.

Un tel adjuvant n'a jamais été utilisé auparavant dans un vaccin commercialisé à large échelle, et peut donc déclancher des réactions immunitaires excessives et augmenter la probabilité et la fréquence d'effets secondaires rares, mais graves et dangereux, tels que le syndrome de Guillain-Barré.

Les additifs et adjuvants peuvent influencer la sécurité des vaccins de façon complètement imprévisible, comme on l'a vu par exemple avec le vaccin anti-méningo-enchéphalite à tiques TICOVAC, qui a dû être retiré du marché en 2001, 14 mois à peine après son lancement, pour cause d'effets secondaires graves et fréquents. La composition du Ticovac ne différait de celle de son prédécesseur que par deux additifs qui ont été éliminés depuis : l'albumine et un conservateur contenant du mercure. En conséquence le produit est interdit en Allemagne, et en France la posologie a été réduite de moitié, et l'indication a été retirée chez les enfants de moins de 3 ans.

Pourquoi ne pas continuer à miser sur les méthodes de production conventionnelles et éprouvées par les décennies d'expérience des vaccins contre la grippe saisonnière ?

Car, contrairement à ces vaccins classiques, l'utilisation massive de vaccins nouveaux contenant des substances qui renforcent la réponse immunitaire pose des problèmes :
  • Notre expérience et nos connaissances des adjuvants amplificateurs de la réponse immunitaire sont très faibles, et chaque firme pharmaceutique mise sur ses propres mélanges, c'est-à-dire ceux dont elle détient les brevets.
  • Le passage des essais cliniques à l'administration systématique est une phase particulièrement sensible dans l'utilisation des médicaments. S'il a des effets secondaires inattendus, ceux-ci peuvent affecter un nombre très important de personnes avant qu'on puisse faire marche arrière. La vaccination immédiate de dizaines de millions de personnes par un vaccin peu testé est inquiétante : c'est une expérimentation grandeur nature.
  • La stimulation du système immunitaire par trois doses de vaccins antigrippal en quelques semaines est une nouveauté : la grippe saisonnière en septembre, puis deux doses de vaccin anti-pandémique adjuvanté.

Il ne faudrait pas reproduire les erreurs de la campagne de vaccination massive de 1995 contre l'hépatite B : après que d'importants effets secondaires aient été signalés, la vaccination systématique des adolescents dans les collèges et les lycées est suspendue. Elle ne reprendra jamais. Selon rapport de la Direction générale de la santé (Dgs) du 15 février 2002 cette campagne de vaccination contre l'hépatite B aurait produit " la plus grande série d'effets indésirables recueillis en pharmacovigilance depuis sa naissance en 1974" : 1.012 cas d'affections démyélisantes centrales, dont 802 scléroses en plaques, et 101 affections périphériques, 81 cas de lupus, 79 polyarthrites rhumatoïdes et 36 thyroïdites.

Consultation auprès des infirmières de France..

Vaccin H1N1 : Résultats de la consultation auprès des infirmières de France

Nous avons enregistré 4.107 réponses au 16.09.09 : 26% acceptent la vaccination H1N1 (sondages précédents à l'étranger 37% en Angleterre, 48% à Hong Kong). Au delà des chiffres, nous vous invitons à lire les paroles d'infirmières en fin d'article.
19 octobre 2009

Nous estimons nécessaire de se faire vacciner contre la grippe saisonnière, car cela permet de réaliser rapidement un diagnostic différentiel : une personne vaccinée qui présente un syndrome grippal aurait a priori une grippe H1N1, et pourrait être mise rapidement sous Tamiflu.

"Mais le vaccin H1N1 est particulier (fabriqué rapidement dans un cadre réglementaire dérogatoire, avec présence discutable d'un adjuvant), et injecter 94 millions de doses d'un produit sur lequel nous n'avons aucun recul peut poser un problème de santé publique. Nous estimons qu'il est de notre devoir d'infirmières d'informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, en fonction de son état de santé personnel, de son environnement familial et de son lieu de travail" précise Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du Syndicat National des Professionnels Infirmiers SNPI CFE-CGC.

Nous souhaitions connaitre les intentions des infirmières de France vis à vis de leur propre vaccination contre la grippe H1N1. Aussi, avons nous adressé une newsletter à 12.607 infirmières le 1er septembre, en leur demandant si :
  • 1) vous souhaitez vous faire vacciner par le vaccin H1N1,
  • 2) vous pensez refuser,
  • 3) vous n'avez pas encore pris votre décision

Du 1er au 8 septembre, nous avons enregistré 2.074 réponses :
  • 63 % refusent la vaccination H1N1
  • 26 % vont se faire vacciner
  • 11 % n'ont pas encore pris leur décision

Nous avons alors envoyé une deuxième newsletter avec ces premiers résultats, et il a été possible de continuer à répondre : le 16 septembre, nous en étions à 4.107 réponses :
  • 65 % refusent la vaccination H1N1
  • 26 % vont se faire vacciner
  • 9 % n'ont pas encore pris leur décision

Attention : ce n'est pas un sondage professionnel représentatif de la population avec méthode des quotas. Nous ne prétendons pas que cela préjuge de l'opinion de l'ensemble des infirmières.

Ensuite le contexte est particulier :
  • le 1er septembre, le SNPI CFE-CGC a communiqué sur ses réserves concernant une vaccination H1N1 de masse, et le Comité Technique des Vaccinations a indiqué qu'il fallait un vaccin sans adjuvant pour les nourrissons, les femmes enceintes, et les patients souffrant de pathologies auto-immunes
  • le 2 septembre Roselyne Bachelot a indiqué qu'elle allait commander des vaccins sans adjuvant pour ces personnes. Les enfants de moins de 6 mois ne seront pas vaccinés.
  • le 3 septembre le SNPI CFE-CGC a participé à une réunion avec le Cabinet de la Ministre sur la grippe H1N1

Donc un contexte où ce vaccin avec adjuvant pose problème (il n'est d'ailleurs pas autorisé aux USA : les américains vont tous bénéficier d'un vaccin sans adjuvant).

Par ailleurs, selon le Ministère en 2008, seulement 29 % des infirmières se sont fait vacciner contre la grippe saisonnière.

Au delà des chiffres, nous vous invitons à lire certains commentaires en fin d'article. Il est toujours possible de participer à la consultation en répondant par mail.

Deux sondages du Journal International de Médecine JIM :

Un sondage mis en ligne sur le Jim le 17 août 2009 a recueilli 682 votes de médecins en moins de trois semaines. A la question, « Seriez-vous favorable, comme aux Etats-Unis, à une vaccination systématique contre la grippe A (H1N1) de tous les sujets de 6 mois à 24 ans ? » :
  • 61 % ont répondu par la négative,
  • 35 % se sont déclarés favorables à cette mesure
  • 4 % ne se prononcent pas.

Source : L'article "Exclusif : forte opposition des professionnels de santé à une vaccination systématique contre la grippe A (H1/N1) des enfants et des jeunes adultes.

Dans un précédent sondage sur le Jim mis en ligne le 23 juillet :
  • 60 % des professionnels de santé étaient prêts à se faire vacciner dès l'AMM du vaccin
  • 33 % ne l'envisageaient pas
  • 7 % sans opinion

Rejet du vaccin H1N1 dans d'autres pays

Selon un sondage du magazine Nursing Times, réalisé auprès des infirmières anglaises du secteur public de santé NHS (National Health Service)
  • seulement 37% d'entre elles ont dit qu'elles se feraient vacciner contre la grippe porcine
  • 30% ont dit qu'elles ne se feraient pas vacciner
  • et 33 % ont dit qu'elles n'étaient pas sûres.


On retrouve aussi de fortes réticences à Hong Kong, où des chercheurs de l'Université de Hong Kong ont fait une étude sur un échantillon de 2.255 médecins et infirmières des hôpitaux publics : seulement 48% accepteraient de se faire vacciner, si le vaccin est fabriqué à partir d'une souche d'origine porcine. La proportion tombe même à 35% avec une souche d'origine aviaire.

« C'est la même ligne directrice pour la grippe A (H1N1) que pour la grippe saisonnière, on incite très fortement les infirmières à se faire vacciner, mais cela reste un choix individuel », a affirmé en entrevue la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Régine Laurent. Au CHU du Québec, le taux de vaccination contre la grippe tourne autour de 45 à 55 % chez les 9 000 employés rattachés aux différents secteurs de l'établissement. Une étude réalisée l'an dernier révèle en outre que le tiers des travailleurs sont résolument réfractaires au vaccin contre l'influenza.

Paroles d'infirmières lors de la consultation du SNPI :

Je souhaite me faire vacciner pour ne pas risquer de contaminer des malades déjà atteints de maladies chroniques.

Etant infirmière hygiéniste, je me ferai vacciner.

Je suis infirmière et je refuse de me faire vacciner contre le virus de la grippe H1N1. En l'absence de connaissance sur les effets secondaires de ce vaccin, je refuse de servir de "cobaye".

Comment expliquer la réticence de nos confrères et consœurs britanniques et asiatiques ? Apparemment, il n'est pas de toute innocuité et je me sentirai responsable d'avoir injecté un produit qui provoquera un grave syndrome de Guillain Barré. J'ai l'impression de "re"vivre un épisode du sang contaminé ou des hormones de croissance. En résumé, je n'ai pas envi de servir de faire valoir au profit de labos contre la santé de nos concitoyens.

Je souhaite refuser la vaccination. C'est le cas de plusieurs infirmières puéricultrices de mon service, mais auront-nous le choix ?

Je vous informe que je refuserai le vaccin H1N1. De même, je prépare un courrier au collège de mes enfants les informant que quelque soit le caractère "massif et obligatoire" de cette campagne de vaccination, j'y oppose mon autorité parentale et que je refuse que mes enfants soient vaccinés. J'en assumerai les conséquences au regard de la loi. Des fois, la stupidité des décisions politiques nous placent dans l'illégalité, mais l'important n'est-il pas d'être en paix avec sa conscience ?

Je ne souhaite pas me faire vacciner contre la grippe A bien que professionnelle réquisitionnable puisque IDE à l'EN dans un lycée.

Bonjour, je suis infirmière en pedo psy mais je ne souhaite pas comme nombre de mes collègues me faire vacciner.la direction de l'hôpital peut elle nous y contraindre ?

Refus +++ pour moi infirmier ainsi que pour ma femme infirmière et enceinte qui plus est !

Pour ma part, je n'ai pas été contaminée par le " virus " de la peur. Je ne me ferai pas vacciner. Personne n'oblige les gens à avaler n'importe quoi ( au propre et au figuré ) !

Je pense refuser la vaccination mais dans l'IFSI où je travaille l'information circule comme quoi la vaccination serait obligatoire pour tous les professionnels de la santé ! Allons-nous vraiment avoir le choix ?

Infirmière en Bloc Opératoire, je pense refuser le vaccin car j'aurai des contacts avec des patients non contaminés. Si je suis atteinte, je serai en arrêt de travail. Envers ma famille (parents de + 70 ans et enfants), je ne conseillerai pas le vaccin.

Infirmier Anesthésiste, je refuse la vaccination. Le bénéfice risque est à des années lumière de ce qui est habituellement toléré pour l'obtention des AMM.

Je compte refuser la vaccination. Pour information, je suis puéricultrice, directrice de structure petite enfance.

Cadre infirmier, je ne me suis jamais fait vacciner contre la grippe saisonnière et ne souhaite pas me faire vacciner contre H1N1, estimant que le rapport bénéfice/risque n'est pas clair.

Je ne souhaite pas me faire vacciner contre la grippe H1N1 et je le refuserai ainsi que pour mes deux enfants. Je suis contre la vaccination H1N1 car je pense que nous avons aucun recul sur ce vaccin par contre nous sommes suffisamment informés sur les symptômes de cette grippe. Certes il y a des décès liés à cette pathologie mais dans des contextes particuliers avec un état général très affaibli. Pour moi, si atteinte de la grippe H1N1, il suffit de rester chez soi avec un éventuel traitement comme la simple grippe.

Je refuserai le vaccin. De toute façon, la rapidité d'élaboration de ce vaccin (voir à ce sujet la procédure légale), et les recommandations OMS n'incitent pas à une vaccination tous azimuts. D'autre part, si cette grippe guérit en une semaine sans traitement, pourquoi la traiter à la massue ???

Infirmière libérale, c'est une certitude : je ne ferai pas le vaccin H1N1. J'en informe le plus largement possible mes patients et amis. Je revendique mon droit à la désobéissance civique si je suis réquisitionnée pour des centres de vaccinations de masse.

IDE en maison de retraite et vacataire, tous services confondus, à l'hôpital local, j'ai choisi de ne PAS me faire vacciner par le vaccin H1N1.

Mon époux est insuffisant respiratoire grave, lui se fera certainement vacciner. Mais moi si je peux faire autrement je ne me ferai pas vacciner.

Je ne me ferais pas vacciner contre le virus H1/N1. Je ne suis pas une personne à risque et je préfère être couchée 5 jours !!! Je suis IDE dans une maison d'enfants.

Je ne pense pas me faire vacciner contre H1N1 (Adjuvants,etc...) Pourquoi l'ensemble de la population, à plus forte raison LES PROFESSIONNELS DE SANTE, n'auraient-ils pas "droit" , eux aussi, au même vaccin que les femmes enceintes, immunodéprimé : un vaccin qui soit plus sécurisé ???

Je suis enceinte de 6 mois, et justement je n'ai pas envie de faire ce vaccin, car on n'a pas de recul et je ne voudrais pas faire du mal à mon bébé. D'autant plus que tout vaccin était interdit aux femmes enceintes et nourrisson. Mais comme par hasard, le vaccin contre la grippe A est fortement recommandé à ces derniers.

Je ne souhaite pas me faire vacciner contre le virus de la grippe A etant donne l'incertitude des effets secondaires (je ne suis pas un cobaye de labo) mais je me vaccine tous les ans contre la grippe saisonniere.

Nous savons que la grippe H 1N1 est très contagieuse mais son degré de virulence par rapport à la grippe saisonnière est sans nul doute infime et moins meurtrier. Les précautions à prendre devant un patient grippé sont bien sur nécessaires mais nous sommes formés à cette éventualité. Nous côtoyons, la tuberculose, les angines, divers bactéries hautement plus contagieuses, manuportées, aéroportées, divers parasites (poux, gale, puces….), divers virus saisonniers…. Nous savons nous protéger ! Vacciner les personnels avec un vaccin expérimental, testé sans aucun recul d'effets indésirables possibles reste une problématique. Peu de transparence, peu d'information….. Personnellement, je ne me ferai pas vacciner contre la grippe A , et n'inciterai personne à le faire.
 

Vaccin H1N1 ou est la notice ?

Les autorisations des vaccins H1N1 (grippe porcine) sont données par extrapolation des résultats des essais cliniques réalisés avec la souche pré-pandémique H5N1 (grippe aviaire).
19 octobre 2009

Un médicament figure dans le Vidal, et dispose d'une notice (Utilisation, Précautions, Effets indésirables,...) mais où sont celles des vaccins H1N1 ?

Ces vaccins disposent depuis plusieurs jours d'une autorisation de mise sur le marché AMM, et doivent être injectés à partir de la mi-octobre, mais aucune information ne nous est parvenue ? Vu le débat sur les effets secondaires, il serait utile que chacun dispose de ces informations !

Si vous en avez connaissance, merci de nous en informer (bouton nous contacter du site, au milieu, au dessus de la barre verte) !

Par ailleurs, sur les 8 vaccins contre la grippe saisonnière autorisés en France, un seul comporte un adjuvant à base de squalène, le MF59. Il s'agit du vaccin Gripguard (Novartis) réservé aux personnes de plus de 65 ans.

Informations de l'AFSSAPS (25.09.09) en téléchargement :

"L'agence européenne du médicament (EMEA) a mis en place une procédure exceptionnelle afin d'évaluer ces vaccins pré-pandémiques (dits AMM « mock-up » ou prototypes). Cette procédure se déroule en deux temps. Tout d'abord les données de qualité pharmaceutique, d'efficacité clinique et de tolérance ont été évaluées selon la procédure habituelle avec la souche H5N1. Dans ce cadre, des essais cliniques ont été réalisés avec les vaccins des différents laboratoires sur plusieurs milliers de personnes au total. Cette procédure qui s'est déroulée entre 2005 et 2008 a permis à 3 vaccins d'obtenir un premier feu vert de l'EMEA fin 2008/début 2009. Dans un second temps, lorsque l'OMS a déclaré la pandémie, elle a sélectionné la souche virale utilisée pour la production de vaccins contre la pandémie actuellement en cours (la souche A/H1N1v)."

"Deux opérations se déroulent depuis parallèlement, la production des vaccins par les laboratoires et l'évaluation par les autorités sanitaires des vaccins avec la souche A/H1N1v. Cette évaluation complémentaire de l'EMEA consiste d'une part, à partir des dossiers des vaccins prototypes (AMM « mock-up H5N1), à valider le processus de production avec cette nouvelle souche virale et d'autre part, à partir de l'extrapolation des résultats des essais cliniques réalisés avec la souche pré-pandémique (A/H5N1), de donner une AMM pour les vaccins pandémiques fabriqués avec la souche A/H1N1v."

Composition des vaccins

Pandemrix
  • suspension et émulsion pour émulsion injectable Laboratoire GlaxoSmithKline Biologicals
  • Vaccin grippal pandémique à virion fragmenté inactivé, avec adjuvant, contenant 3,75 microgrammes d'hémagglutinine de la souche A/California/7/2009 (H1N1) souche analogue utilisée (X-179A), cultivés sur oeufs embryonnés, pour une dose de 0,5 ml.
  • L'adjuvant AS03 est composé de squalène (10,69 milligrammes), de DL-?-tocophérol (11,86 milligrammes) et de polysorbate 80 (4,86 milligrammes) ;
  • Pandemrix se présente en deux flacons : Suspension : flacon multidose contenant l'antigène. Emulsion : flacon multidose contenant l'adjuvant. Ces deux composants doivent être mélangés avant administration.
  • Ce vaccin contient 5 microgrammes de thiomersal.

Focetria
  • suspension injectable Laboratoire Novartis Vaccines and Diagnostics
  • Vaccin grippal pandémique à antigènes de surface, inactivé, avec adjuvant contenant 7,5 microgrammes d'hémagglutinine de la souche A/California/7/2009 (H1N1) souche analogue utilisée (X-179A), sur oeufs embryonnés, pour une dose de 0,5 ml ;
  • L'adjuvant (MF59C.1) contient 9,75 mg de squalène, 1,175 mg de polysorbate 80 et 1,175 mg de trioléate de sorbitan dans un tampon citrate.
  • Focetria se présente en seringue préremplie de 0,5 ml, en récipient multidose (10 doses).
  • La présentation multidose contient 0,05 milligrammes de thiomersal

Vaccination H1N1 : Refusée par un médecin sur 2 !

Source "le Quotidien du Médecin" du lundi 21 septembre 2009 http://www.quotimed.com/
19 octobre 2009

Malgré l'effervescence médiatique, les médecins libéraux restent sereins à l'approche de la vague épidémique de grippe. Interrogés par l'IFOP pour « le Quotidien », 89 % affichent un état d'esprit confiant, contre 10 % qui expriment de l'inquiétude.

Une petite majorité (52 %) seulement se dit prête à se faire vacciner :
  • 62 % des généralistes,
  • 37 % des spécialistes).

La question de l'adhésion personnelle des médecins à la vaccination est ainsi posée. C'est l'une des préoccupations de Roselyne Bachelot, qui l'a exprimée aux syndicats qu'elle a reçus à la fin de la semaine dernière.

H1N1 : immunité juridique des laboratoires !

Au moment où monte une controverse tant sur le bien-fondé de la vaccination de masse que sur les risques potentiels de ces vaccins préparés en urgence, les laboratoires pharmaceutiques américains, eux, n'ont rien à craindre. Ils sont en effet protégés contre la menace d'éventuelles poursuites judiciaires et d'indemnités à payer en cas d'effets indésirables survenant chez des personnes vaccinées contre le virus H1N1.

En France, les dispositions offrant une protection en matière de responsabilité civile s'appliquent aux professionnels de santé volontaires pour participer à la campagne de vaccination prévue par le gouvernement et qui seront couverts dans le cadre juridique de la réquisition. Elles ne couvrent pas la responsabilité des fabricants de vaccins.

Grippe H1N1 : questions réponses.

Les recommandations de l'Inspection du travail face à la grippe A
19 octobre 2009

1. Je reste à la maison par crainte d'être infecté. Qu'est-ce que j'encours ?

En l'absence de d'instruction de « restriction des activités » donnée par les autorités publiques, tout salarié est sensé poursuivre son activité sinon il peut s'agir d'un refus de travail infondé qui pourrait être considéré comme un abandon de poste. Alors l'employeur est en droit de vous licencier. Néanmoins à partir du moment où les autorités activent la mesure « restriction des activités » seuls les salariés exerçant des fonctions essentielles pour l'entreprise, la collectivité se rendent au travail.

2. Puis-je refuser d'effectuer mon travail en invoquant le risque de contamination ?

La pandémie grippale ne constitue pas en soi un motif justifiant l'exercice du droit de retrait. Il ne pourrait être exercé que dans une situation exceptionnelle de particulière exposition d'un salarié à un risque grave et en l'absence de toute mesure de protection organisée par l'employeur. En effet, si votre employeur ne respecte pas les règles de prévention ni les prescriptions d'hygiène visant à protéger son personnel et ne prend pas les mesures de protection individuelles nécessaires, vous avez le droit de refuser de travailler. Dans ce cas vous devez activer une procédure dite d'alerte en informant directement votre employeur - ou par l'intermédiaire d'un représentant du personnel- du risque de contamination qu'il vous fait courir. Il est alors tenu de continuer à vous verser votre salaire.

3. Ai-je droit de rester auprès de mon enfant malade, en continuant de toucher mon salaire ?

Si vous décidez de rester auprès de l'un de vos enfants, la loi prévoit que vous pouvez bénéficier d'un congé pour enfant malade non rémunéré de 3 à 5 jours selon l'âge et/ou le nombre d'enfants, sur justificatif médical. Les conventions ou accords collectifs peuvent prévoir des congés plus longs voire des absences assorties de rémunération. Certaines entreprises et certaines assurances prévoient la prise en charge d'une garde à domicile.

4. Si l'école de mes enfants est fermée. Dois-je me rendre malgré tout au travail ?

Oui, en l'état actuel du droit du travail. Il convient donc dès à présent de vérifier auprès de vos proches et voisins qui pourraient garder vos enfants tout en évitant un regroupement de plusieurs enfants ce qui présenterait les mêmes dangers de contamination. Par ailleurs, certaines entreprises mettront certainement en place du télétravail.

5. Une entreprise peut-elle obliger ses salariés à se faire vacciner ?

Non, la vaccination n'est pas obligatoire à ce jour .

6. Si l'entreprise est obligée de fermer ses portes, qu'en est-il de mon salaire ?

Les entreprises ont été encouragées à mettre en place des plans de continuité d'activité afin d'anticiper la pandémie dans toutes ses conséquences. Si l'employeur doit fermer tout ou partie de l'entreprise parce qu'il n'est pas en capacité de fournir du travail à ses salariés alors que ceux-ci se tiennent à sa disposition il doit verser les salaires. En revanche si l'entreprise ferme parce que les salariés ne peuvent s'y rendre l'employeur n'est pas obligé de verser les salaires.

Docteur Bernard Salengro Sercrétaire national CFE-CGC

Mon employeur peut-il m'obliger à me vacciner...

Mon employeur peut-il m'obliger à me vacciner contre la grippe H1N1 ?
19 octobre 2009

Non, public ou privé, l'employeur ne peut vous obliger à vous vacciner contre la grippe H1N1. Même le ministère ne le peut pas : les articles L 3111-1 et suivants du Code de la Santé Publique indiquent que le Ministre peut énoncer des recommandations de vaccination, mais que les obligations de vaccination (dont le refus peut être sanctionné) appartiennent à la Loi seulement. C'est assez logique, s'agissant d'un acte médical. Or il n'y a pas de loi imposant cette vaccination.

En cas de problème avec un "supérieur" trop zélé, adressez vous à un responsable syndical de votre établissement ou à l'inspection du travail, car son insistance relève du Code Pénal :

Abus d'autorité avec atteintes à la liberté individuelle

Article 432-4 du Code Pénal : "Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, agissant dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ou de sa mission, d'ordonner ou d'accomplir arbitrairement un acte attentatoire à la liberté individuelle est puni de sept ans d'emprisonnement et de 100000 euros d'amende."

Ordonnance nº 2000-916 du 19 septembre 2000 art. 3 (Journal Officiel du 22 septembre 2000)

Halte à la désinformation


La grippe H1N1 est cinq fois plus contagieuse que le grippe saisonnière, mais moins grave et moins mortelle. Le virus n'a pas muté depuis son apparition en avril, après avoir traversé tous les pays et tous les climats, et n'y a donc aucune raison pour qu'il mute cet automne. Sur 4.107 réponses au 16.09.09, seulement 26% des infirmières acceptent la vaccination H1N1 ! Attention, sur les huit vaccins contre la grippe saisonnière commercialisés en France, un seul comprend un adjuvant (le MF59C1) : Gripguard du laboratoire Novartis, réservé aux personnes âgées !
19 octobre 2009

Il suffit de consulter les données de l'INVS, l'Institut de Veille Santaire pour constater que la grippe H1N1 arrive, mais que c'est loin d'être la "peste noire" dont on nous menace (cf bulletins INVS en téléchargement)

Nombre de consultations pour grippe :
  • 130.000 en semaine 39,
  • 151.000 en semaine 38,
  • 93.000 en semaine 37,
  • 25.000 en semaine 36,
  • 36.000 en semaine 35,
  • 28.000 en semaine 34,
  • 22.000 en semaine 33,
  • 23.000 en semaine 32

Or avec la grippe saisonnière, on enregistre environ 1 mort pour 1.000 (2.000 à 6.000 morts par an en France, dans l'indifférence générale), c'est à dire 10 morts par tranche de 10.000 cas. Donc si la grippe H1N1 était aussi mortelle que la grippe saisonnière, on aurait du enregister environ 130 morts pour 130.000 cas la semaine dernière. Heureusement nous en sommes loin, preuve du caractère peu virulent de ce virus, même s'il est cinq fois plus contagieux.

Depuis le début de l'épidémie en France (mai 2009) il a été constaté 30 décès de malades porteurs du virus A (H1N1) 2009 (dont 6 en métropole, 1 en Guyane, 1 en Martinique, 6 à la Réunion, 9 en Nouvelle Calédonie et 7 en Polynésie Française). A part deux cas, toutes ces personnes étaient atteintes de pathologies importantes avant de rencontrer le virus H1N1.

"Le taux de létalité de la grippe A(H1N1) est probablement inférieur aux estimations antérieures et comparable à celui d'une épidémie modérée de grippe saisonnière", a estimé le 16.09.09 un expert américain sur les maladies infectieuses. "Elle est particulièrement bénigne chez les enfants". Au cours d'une réunion d'experts sur la grippe organisée par l'Institut américain de médecine, le Dr Marc Lipsitch, de l'université d'Harvard, a avancé une fourchette de 0,007% à 0,045%, sur la base de données de différents pays dans le monde, le taux de létalité pour la grippe saisonnière étant inférieur à 0,1%.

Les tableaux cliniques rapportés par les médecins Sentinelles ne présentaient pas de signe particulier de gravité (taux d'hospitalisation des cas rapportés inférieur à 1,5 %). Pour le réseau des Grog, la proportion des IRA (infections respiratoires aiguës) parmi les actes était de 13 % pour les médecins généralistes et 17 % pour les pédiatres.

Le virus A (H1N1) 2009 est le virus grippal majoritaire en France métropolitaine. Il ne nécessite pas pour autant les mesures d'exceptions liées à une vaccination de masse : l'organisation actuelle des "centres de vaccination H1N1" pose des problèmes éthiques. D'une part, ce processus industriel de travail sur un "chaîne de vaccination" est inadmissible pour un acte soignant, car contraire aux règles de bonnes pratiques et aux recommandations professionnelles. D'autre part le principe même d'une "chaine de vaccination" relève d'une médecine vétérinaire : 2 minutes par personne, en file indienne.

"Compte-tenu du bénéfice /risque de cette vaccination particulière, nous exigeons que les personnes qui souhaitent se faire vacciner aient un entretien avec un professionnel de santé, et signe un document de « consentement éclairé », comme pour les médicaments expérimentaux" indique Thierry AMOUROUX, le Secrétaire Général du SNPI CFE-CGC, le Syndicat National des Professionnels Infirmiers.

La pandémie peut causer une crise économique, et l'Etat s'est très bien organisé pour y faire face (conseils d'hygiène, masques, Tamiflu). "Mais injecter 94 millions de doses d'un produit sur lequel nous n'avons aucun recul peut poser un problème de santé publique, et il est de notre devoir d'infirmières d'informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes".

Les professionnels de santé sont d'ailleurs nombreux à refuser de se faire vacciner avec ce vaccin H1N1. Au niveau des infirmières, dans le cadre d'un questionnaire internet, nous avons enregistré 4.107 réponses au 16.09.09 : 26% acceptent la vaccination H1N1 (sondages précédents à l'étranger 37% en Angleterre, 48% à Hong Kong). Au delà des chiffres, nous vous invitons à lire les paroles d'infirmières à la fin de l'article : http://www.syndicat-infirmier.com/V...

Selon le bulletin INVS en téléchargement ci contre :

La progression rapide et concordante de ces indicateurs pour la semaine 37 indique que l'épidémie a débuté en France métropolitaine.

L'excès de consultations pour grippe clinique estimé par le réseau Sentinelles est de 93 000 en semaine 37, par rapport à la moyenne des années précédentes pour la même semaine. Le nombre de consultations pour infections respiratoires aiguës (IRA) liées à la grippe A (H1N1) 2009 est estimé par le réseau des Grog à environ 23 000 pour la semaine 36.

Définitions :
  • Grippe clinique (réseau Sentinelles) : fièvre d'apparition brutale supérieure à 39 °C, accompagnée de myalgies et signes respiratoires.
  • Infection respiratoire aiguë (IRA) (réseau des Grog) : apparition brutale de signes respiratoires (toux, rhinite, coryza) avec un contexte infectieux aigu (fièvre, asthénie, céphalée, myalgies…).

Pour la semaine 37 (7 au 13 septembre 2009) :
  • selon le réseau Sentinelles de l'Inserm, l'incidence des consultations pour grippe clinique est estimée à 164 cas pour 100 000 habitants, soit environ 103 000 consultations.
  • Les tableaux cliniques rapportés par les médecins Sentinelles ne présentaient pas de signe particulier de gravité (taux d'hospitalisation des cas rapportés inférieur à 1 %).
  • Les régions où le taux d'incidence est le plus élevé sont : Languedoc- Roussillon, Limousin, Nord-Pas-de-Calais, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes

Grippe H1N1 : ce qu'il faut savoir


  • Le virus H1N1 est beaucoup plus contagieux que la grippe classique, avec un "taux d'attaque" qui va de 8% aux USA à 17% en Nouvelle Calédonie (du fait du territoire restreint d'une ile),
  • mais il est peu virulent : une létalité de l'ordre de la grippe saisonnière : Depuis le début de l'épidémie en France 32 décès de malades porteurs du virus A (H1N1) 2009 contre 2.000 à 6.000 morts par an pour la grippe saisonnière en France (selon la virulence du virus). Ces malades avaient des problèmes de santé antérieurement.
  • La très grande majorité des formes sont bénignes, et il y a des formes asymptomatiques.
  • Le virus est assez stable : il n'a pas muté depuis l'épidémie méxicaine d'avril.

La prévention repose sur des "mesures barrières" :
  • lavage des mains
  • précautions d'hygiène lors de la toux et des eternuements
  • port de masques par les malades

Emission du 12 septembre avec le Professeur Bernard Debré .

Vaccination contre la grippe saisonnière
  • possible à partir du 20 septembre
  • cadre normal comme les autres années
  • attention, sur les huit vaccins contre la grippe saisonnière commercialisés en France, un seul comprend un adjuvant (le MF59C1) : Gripguard du laboratoire Novartis

Vaccination H1N1 des personnes prioritaires

Le HCSP Haut Conseil de la Santé Publique doit déterminer une liste des catégories à vacciner en priorité :
  • pathologies chroniques les asthmatiques, les diabétiques, les insuffisants respiratoires, les immunodéprimés, etc.
  • femmes enceintes
  • personnels indispensables : soignants, pompiers, policiers, ...

La CPAM adressera aux malades chroniques une lettre avec un bon nominatif à présenter au centre de vaccination de sa ville

Connaît-on les effets secondaires du vaccin contre la grippe A (H1N1) 2009 ?

"Les vaccins A (H1N1) 2009 sont trop nouveaux pour que l'on puisse connaître exactement leurs effets secondaires. Ce que l'on sait déjà, c'est que les vaccins semblables développés contre la grippe aviaire (avec les mêmes adjuvants) provoquent plus souvent des réactions inflammatoires aiguës que les vaccins traditionnels contre la grippe saisonnière... Il faut donc s'attendre à une réaction locale à l'endroit de l'injection : douleur (8 personnes sur 10), rougeur et gonflement (1-2 personnes sur 10), par-fois accompagnées d'une sensation de chaleur ou de démangeaisons pendant 2-3 jours.

Chez certaines personnes, une forte réaction inflammatoire au vaccin provoque de la fièvre (6 personnes sur 100), des frissons, des douleurs dans les muscles ou les articulations, des maux de tête ou de la fatigue. Ces symptômes durent 1-2 jours et disparaissent spontanément. Les réactions allergiques graves à un composant des vaccins sont très rares et surviennent alors dans les minutes ou les heures qui suivent la vaccination.

Certains vaccins contre A (H1N1) 2009 ont été préparés en flacons de 10 doses, pour diminuer le temps de production du vaccin. Pour éviter le risque de contamination du flacon du vaccin, un sel de mercure (thiomersal) a été ajouté en petite quantité. Malgré la toxicité bien connue d'autres sels de mercure à hautes doses, les vaccins distribués par l'OMS dans le monde entier contiennent du thiomersal à cette même faible concentration.

Les vaccins contre la grippe A (H1N1) 2009 étant nouveaux, il n'est pas encore possible d'exclure un risque rare (1 à 10 par million) d'effets indésirables inhabituels ou graves."

 

Vaccination :" consentement éclairé" indispensable


Contexte : dans un communiqué du 1er septembre, le syndicat des infirmières SNPI CFE-CGC alertait sur le fait qu'une vaccination massive contre un virus grippal relativement bénin, présente des risques, du fait d'un vaccin H1N1 développé trop rapidement, et d'un adjuvant susceptible de déclencher des maladies auto-immunes. Le 2 septembre, Roselyne Bachelot a annoncé qu'elle allait commander des vaccins H1N1 sans adjuvant pour les populations sensibles (nourrissons, femmes enceintes, maladies auto-immunes,..).
19 octobre 2009

Le 3 septembre, le SNPI CFE-CGC a participé à une réunion avec Véronique BILLAUD (Conseillère Sociale) et Jean-Patrick SALES (Conseiller Spécial pour les Affaires Médicales) du Cabinet de la Ministre de la Santé pour faire le point sur le dispositif grippe A H1N1 :

"Compte-tenu du bénéfice /risque de cette vaccination particulière, nous exigeons que les personnes qui souhaitent se faire vacciner aient un entretien avec un professionnel de santé, et signe un document de « consentement éclairé », comme pour les médicaments expérimentaux" indique Thierry AMOUROUX, le Secrétaire Général du SNPI CFE-CGC, le Syndicat National des Professionnels Infirmiers.

Nous sommes également scandalisés des conditions de vaccinations notifiés par la circulaire du 21 août 2009 signée par Brice HORTEFEUX : la fiche sur le fonctionnement interne des centres de vaccination stipule un quota de "30 injections par heure et par agent vaccinateur"  : les français ne sont pas du bétail !

"On veut réduire cela à un simple acte technique, mais les infirmières soignent des personnes, qui doivent être traitées en citoyens, et un vaccin, comme tout médicament, a des effets bénéfiques et des effets secondaires, il convient donc de remplir notre mission d'éducateurs de santé. Donné à l'issue de l'entretien, le document de « consentement éclairé » doit détailler les effets secondaires possibles, en employant un langage commun, facilement compréhensible, même par un patient sans grandes connaissances médicales ou scientifiques" souligne Thierry AMOUROUX

La circulaire HORTEFEUX stipule que les personnes "n'ayant mentionné aucun facteur de risque sont admises directement dans la chaîne de vaccination. Les autres sont orientées vers le médecin pour une consultation médicale". Les infirmières pratiquent des soins centrées sur la personne, elles ne font pas de médecine vétérinaire en enchaînant des actes de soins techniques dans une usine à soins.

La même fiche notifie qu'un agent prépare l'injection, qu'un second procède à l'injection, et qu'un troisième (personnel administratif) rédige la fiche de traçabilité. Ce processus industriel de travail sur un "chaîne de vaccination" est inadmissible pour un acte soignant. Dans un établissement de soins, c'est obligatoirement la même personne qui réalise les trois étapes, pour des évidences de sécurité et qualité des soins. Multiplier les intervenants, c'est multiplier les risques, et diluer les responsabilités.

D'autant plus que la fiche indique "En matière de personnel, le travail simultané de deux ou trois équipes types peut permettre de réduire le nombre de postes de supervision" alors qu'une équipe type est déja composée d'une infirmière sensée superviser 5 étudiants en médecine ou étudiants en soins infirmiers de 3ème année !

 

 

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